HUMEUR de fin de campagne…

Les derniers jours de la campagne ont donné lieu à un incroyable numéro de guignol !

Émoustillé par une escarmouche qui l’a brièvement opposé au Maire sortant lors du débat télévisé sur FR3, monsieur Miglioli a voulu capitaliser sur un projet qui ne figurait, jusque là, qu’au bas de la page 17 de son programme, en ces termes :

« négocier afin d’acquérir , via la DPVa (communauté d’agglomération), l’ancienne École Normale, Boulevard-Carnot, pour la transformer en pôle d’ excellence jeune » .

Il s’est donc fendu d’ un tract, illico presto, pour détailler son «projet »pour ce bâtiment, oubliant au passage qu’il n’appartient pas à la Mairie mais qu’il est la propriété d’une personne privée, en l’ occurrence le groupe #Pizzorno.

Ce groupe a aussitôt fait savoir, par voie de presse, qu’il n’ est pas vendeur du bâtiment en question pour lequel il a d’autres perspectives, en s’étonnant de surcroît de n’avoir jamais été approché par le candidat Miglioli à ce sujet! Comique…

Monsieur #Miglioli aurait pu en rester là et, éviter d’ajouter le ridicule à sa bévue .

Mais, ayant maladroitement mis les pieds dans le plat, il a jugé de meilleure politique … de les agiter!!

Erreur funeste! Alors qu’il n’était passé jusque là que pour un amateur, ce qu’il est, il a voulu répondre au démenti de la société Pizzorno dans les pages de Var Matin…. Et là, c’est une preuve d’incompétence et d’irresponsabilité qu’il nous donne!

Osant répéter que son projet est bon et bien réfléchi, il assure ses lecteurs qu’il est en capacité de rendre la Mairie propriétaire de l’ancienne école normale, coûte que coûte…
Et d’ expliquer qu’il a la possibilité de préempter,voire de « contraindre Pizzorno à l’ expropriation »!

Ce n’ est plus de la détermination, mais de l’aveuglement .
A moins que ce ne soit un manque inquiétant, pour qui aspire à devenir Maire, de lucidité.
Celui qui, à défaut d’un programme sérieux pour revitaliser Draguignan, met en avant sa « grande expérience  » de la chose publique, pour séduire les électeurs, devrait sérieusement réviser ses connaissances de base en droit administratif :
La préemption est la faculté offerte à une collectivité publique, de se porter acquéreur d’un bien MIS EN VENTE PAR UN PARTICULIER, aux lieu et place de
l’acheteur initial .

Mais, l’exercice de ce droit de préemption suppose la volonté du propriétaire de vendre, ce qui n’est CLAIREMENT PAS pas l’intention du groupe #PIZZORNO ! Pourquoi en parler encore… sinon pour noyer le poisson?

Ne reste donc qu’une hypothétique procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique. Et là, c’est une autre paire de manches !

Les juges, qu’ils soient de l’ordre judiciaire ou administratif, examinent avec beaucoup d’attention la notion d’utilité publique, au regard de l’atteinte que
l’expropriation porte au droit de propriété.

Le projet doit être justifié, nécessaire et proportionné à l’objet poursuivi. Autant dire qu’une lubie de fin de campagne électorale ne remplit pas, d’évidence, ces conditions ! D’autant plus qu’un « pôle d’excellence jeune », notion très large et un tantinet fumeuse à ce stade, peut tout à fait s’épanouir ailleurs que chez Pizzorno et à bien moindres frais.

En effet, outre les longs délais et les frais d’une procédure, cette acquisition se ferait pour un coût disproportionné avec l’intérêt du but poursuivi.

Bref, inviter les électeurs à voter pour un projet qui n’ouvre, comme première perspective, que la mise en route d’un procès en expropriation … c’est vraiment très culotté.

Nous sortons de 6 ans de tâtonnements, d’errements et de duperies, sous la houlette de l’équipe #Strambio … Ne retombons pas dans ces mêmes travers.

Les 15 et 22 mars, votez pour le seul projet censé : celui présenté et soutenu par Mathieu #WERTH !

……..Pour en finir enfin avec l’odieuse habitude qui consiste à promettre tout et n’importe quoi au cours de la campagne électorale et, ne rien tenir une fois élu !