Mon-chien m’a dit : « les conneries c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer ». Michel AUDIARD (Épisode n°24)

48 heures après la mise en ligne de l’épisode 23 de notre feuilleton « mon chien m’a dit », le Maire sortant présidait ce qui sera, probablement, l’un de ses derniers conseils municipaux. Un Conseil pas tout à fait comme les autres, puisqu’il n’avait d’autre utilité que l’examen de la délibération n°4, intitulée « Recrutement d’un Directeur Général des Services contractuel ».

Le sujet méritait, Ô combien, d’être débattu, puisqu’il s’agissait de recruter un futur Directeur Général des Services pour 3 ans, commençant à courir le 1er avril 2020, pour se terminer en mars 2023 !… Singulière précipitation pour un maire qui va rendre son tablier au plus tard le 22 mars 2020, date du second tour des élections municipales.

En soulevant le lièvre, mon chien prenait le soin de préciser que si cette délibération ne lui semblait pas illégale a priori, elle était évidemment inadmissible an plan de l’éthique. Et d’ailleurs, à bien y regarder, ce projet de délibération n‘aurait probablement pas franchi le contrôle de légalité opéré par la préfecture et, certainement pas résisté à un éventuel recours devant le tribunal administratif.

En effet, il prévoit que la rémunération du futur DGS « sera fixée par référence à la grille indiciaire de l’emploi fonctionnel de Directeur Général des Services des communes de 40 000 à 80 000 habitants », ce qui n’est plus le cas de Draguignan, ville qui ne compte plus que 39 340 habitants réels.


Le maire est d’autant plus impardonnable de l’ignorer que « Draguignan pour tous » et Mathieu #WERTH ont suffisamment communiqué sur ce sujet, dès que les services de l’INSEE ont produit leurs chiffres officiels au 1er janvier 2020 sur l’état réel de la population de notre ville, pour en être informé.

Les Dracénois n’ont donc pas à rémunérer un DGS au prix fort, mais tout simplement aux conditions que la loi fixe pour les villes de moins de 40 000 habitants.

Au passage, ce dépeuplement prouve la désaffection pour notre ville sous le mandat de monsieur Stambio, lequel est responsable de n’avoir rien tenu de ses promesses de 2014 !

Toujours est-il que, mon chien ayant aboyé contre ce mauvais coup en préparation et, le maire sortant craignant son « mordant », celui-ci a préféré retirer cette délibération pitoyable de l’ordre du jour de la séance du conseil municipal.

En un mot, mon chien a fait reculer le maire ! Une reculade de plus. La dernière avant le clap de fin. La cerise sur le gâteau amer de son incompétence.

Hélas pour lui, dans un dernier sursaut d’orgueil, Monsieur #Strambio a voulu se justifier. Une sorte de baroud… d’honneur ?

Bien mal lui en a pris, en tout cas : Il n’est jamais bon d’agiter les pieds dans le plat …

Se retirer est toujours une opération délicate et même périlleuse. C’est battre en retraite. La débandade en quelque sorte.

Par manque de modestie et, à l’image de ce qui fut le marqueur de son mandat, le maire sortant … a raté sa sortie. Il s’est empêtré dans des explications auxquelles lui-même ne croyait pas. Mon chien laisse la plume au journaliste de Var matin pour décrire la scène :

« Prenant le micro, Il accentue son rictus, prêt à donner le top départ de la séance et, surtout, à couper le sifflet de ses adversaires… Je porte à votre connaissance, démarre-t-il que le projet de délibération relatif au recrutement d’un directeur général des services contractuel est retiré.

« Sans un regard l’élu replonge sa tête dans ses notes et poursuit : en effet, ce projet fait polémique et je ne veux pas que ce sujet soit source de discussion lors de la campagne électorale »

Cette justification est fumeuse. La défense est pitoyable. Les explications sont contradictoires. En bref, la Berezina !

Si les raisons avancées par le maire sortant étaient justes et fondées, nul doute qu’il aurait maintenu sa délibération et qu’il s’en serait expliqué sans crainte, après avoir écouté les griefs de ses opposants.

D’autant plus que l’opposition conduite depuis 6 ans par Monsieur Jean Daniel #SANTONI, n ‘est pas vraiment un épouvantail !

De plus, sa majorité bien que clairsemée ces deniers temps mais toujours aux ordres, l’aurait suivi sans état d’âme aucun, dans ces chemins tortueux. Elle n’en est plus à une couleuvre près… Elle en a déjà tant avalé !

Reste qu’il n’a pas osé soutenir sa délibération ! Il a préféré reculer, ce qui est un aveu de faiblesse.

Surprise, en revanche : Monsieur #MIGLIOLI sur la liste duquel figure l’actuel leader de la pseudo opposition au Maire sortant, s’est fendu d’un mot de « remerciements » à monsieur #STRAMBIO, à la seconde même où celui-ci a retiré la délibération scélérate. À croire qu’il avait le doigt sur le clavier.

Le remercier… mais de quoi ???

Ce qui a fait dire à un quidam désabusé, que de LR à LREM il n’y a que 2 lettres d’écart ! Alors, on ménage déjà l’avenir ?

Mon chien sait que les Dracénois, échaudés, attendent tout autre chose.

Peuchère ! … Notre bientôt ex-maire va avoir bien d’autres sujets de contrariété au cours de la campagne. Cette campagne à l’écart de laquelle il essaie de se tenir, jusqu’à présent.

Elle a pourtant débuté depuis longtemps : Depuis plus de 2 ans pour mon chien, qui a été le seul lanceur d’alertes depuis 2016.

Il a été le seul à dénoncer les errements, les erreurs et les abus d’autorité de la majorité en place.

Le seul à avoir montré du doigt la léthargie de l’opposition et, trop souvent même sa complaisance.

Plus de 25 000 électeurs inscrits sur les listes électorales attendent, sans complaisance, de Monsieur #Strambio qu’il s’explique enfin sur les raisons pour lesquelles il n’a tenu aucune de ses promesses de sa campagne de 2014.

Ils attendent de lui qu’il s’explique sur l’état général déplorable de la ville laissée à l’abandon, la sécurité qui n’est pas convenablement assurée, la propreté douteuse des rues, l’état des voiries, le stationnement, le vote par lui et son équipe de l’impôt communautaire sans donner la moindre explication, l’acceptation de l’augmentation en 2015 de l’impôt départemental à l’initiative de la liste conduite par Monsieur #MIGLIOLI, sans protestation !

Qu’il s’explique sur la conduite échevelée de l’improbable projet Victoire, sorte d’avatar de Carnot gare auquel il s’était opposé en 2014.

Qu’il s’explique aussi sur le permis de construire une énorme verrue sur l’avenue de Montferrat, qu’il a accordé à la sauvette, et que le Tribunal Administratif de Toulon a annulé pour illégalité.

Qu’il s’explique encore, avec précision, sur son action effective pour mettre la ville à l’abri des inondations récurrentes qui la frappent, sans se retrancher derrière la prétendue impuissance du syndicat mixte de l’Argens, dont il oublie un peu vite qu’il en est le vice-président depuis 2015.

La liste des manquements est longue, trop longue pour être exhaustif.

Oser nous dire, en guise d’excuse, qu’il n’a pas le temps de nous répondre parce que lui et son équipe sont tout entier absorbés par « l’énorme » travail qu’ils fournissent nous fait sourire, alors que certains adjoints ou conseillers délégués sont devenus invisibles et, qu’à plusieurs reprises, le quorum permettant au conseil municipal de siéger n’a été atteint que grâce à l’appui bienveillant d’une opposition de façade.

Mon chien a été bien inspiré, dimanche soir, d’alerter une nouvelle fois les Dracénois sur les étranges pratiques de cette municipalité sortante… et, surtout à sortir !

Le Maire sortant a subitement pris conscience de la portée du dernier numéro du « chien m’a dit », lu et téléchargé en masse sur le site de « Draguignan Pour Tous », seul media local d’informations politiques réactif.

Aveu de faiblesse, reculade et pantalonnade… La médiocrité des propos du maire sortant pour se justifier n’a trompé personne.

Victoire donc, pour le contribuable Dracénois.

Après ce dernier fiasco, le maire sortant doit s’expliquer au plus vite sur 6 années de gestion erratique de la commune.

Oser dire aux électeurs qu’il « reste tant à faire », alors qu’il n’a rien fait de ce qu’il avait promis de faire en 2014, est outrageant !

Comble de l’ironie… ! Au moment même où Monsieur #Strambio sabordait sa délibération en ouverture du Conseil Municipal, son équipe donnait une nouvelle preuve de son amateurisme congénital : faisant une timide entrée en campagne en distribuant un prospectus essayant d’expliquer qu’ils ont quand même fait quelques bricoles au cours des 6 années de leur « bon mandat », ils se sont « plantés » en beauté ! Voulant dire qu’ils ont renforcés la sécurité de la ville, ils l’écrivent : « sécurité Renfoncée « ! Quel lapsus révélateur….

Comme disait si bien Audiard, « les conneries, c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer ».

Et ça les Dracénois le savent… à leurs dépens.

En tous cas, Mon Chien fête ce retournement de veste comme il se doit, avec une pensée toute particulière pour les personnels municipaux., premières victimes de cette navigation à vue.

Plus que 45 jours… Tenez bon !