Mon chien m’a dit : « il faut sauver le soldat #Jublot coûte que coûte » ou « un dernier mauvais-coup avant de se mettre En Marche » (épisode n°23)

La manœuvre est grossière et elle n’échappe à personne, surtout pas à mon chien : le maire sortant et, ce qu’il reste de son équipe en déroute, retardent tant qu’ils peuvent leur entrée en campagne.

Et pour cause : ils savent parfaitement que leurs électeurs de 2014, conscients d’avoir été copieusement cocufiés, les attendent au tournant des urnes. Ça va faire mal !
Il va bien falloir se décider à rendre compte de cette gestion ahurissante des affaires de la ville au cours des 6 années écoulées. Il va falloir aussi expliquer les renoncements et les volte-faces (farces), justifier de n’avoir rien fait des promesses (130) de la précédente campagne électorale et expliquer pourquoi les Dracénois devraient continuer à faire confiance pour 6 ans de plus à ceux qui ont fait la preuve éclatante de leur incapacitéUne équipe qui perd, ça se change !
Le maire sortant, qui a parfaitement compris que la fin de ce bal de dupes qu’a été son mandat désastreux a sonné, se livre en toute hâte à des soins palliatifs. Il est vrai qu’il n’a plus grand chose d’autre à faire.
Toutefois, le dernier exemple est stupéfiant :

Ce lundi 27 janvier, ce qu’il reste de ce qui fût « Draguignan au Cœur », invite le conseil municipal à commettre un dernier dérapage financier, un de plus, un de trop.

Mais la ficelle est trop grosse et le mépris des valeurs républicaines inacceptable.
Mon chien a pu se procurer copie de la délibération qui sera proposée au vote du conseil municipal ce jour-là, qui prévoit, ô surprise, le recrutement in extremis d’un futur Directeur Général des Services, pour 3 ans… soit du 1er Avril 2020 au 28 février 2023 !

Comme par hasard, aucune des candidatures présentées ne satisfait parfaitement aux caractéristiques du profil recherché, de telle sorte que la porte est ouverte à deux battants pour reconduire l’actuel DGS, Guillaume #JUBLOT, la caution LaREM en mairie. Why not ?

Sauf un détail d’importance : entre le 27 janvier et le 1er avril les Dracénois sont appelés à choisir un nouveau maire et une nouvelle équipe municipale. Celle sortante n’a donc aucune légitimité à anticiper le résultat de ce scrutin. Pourtant, le Maire sortant veut forcer la porte coûte que coûte.

Cette attitude est moralement inacceptable, et on ne retiendra que cela. Car si cette délibération ne semble pas illégale a priori, elle est évidemment inadmissible. Tient donc, se remettrait-on à parler d’éthique ? Cela ne va pas plaire en haut lieu… entendez par là la clique sortante, celle donneuse de leçon, qui sent que le vent tourne radicalement.

Et oui…. Après 6 ans de fiasco, les sortants commencent à comprendre que leurs électeurs, dans le dernier tournant, se défilent. On sent « les amis du maire » de moins en moins présents. On sent que le personnel municipal, éprouvé par des humiliations quotidiennes subies depuis 6 ans, est en train de se mobiliser pour montrer à l’équipe sortante la direction de la porte… de sortie !

Le vent tourne si fort, que même le Maire sortant a pris conscience qu’il a peu de chances d’être réélu et qu’il a réussi à fédérer contre lui et son équipe tous les mécontents. Et ça fait du monde, beaucoup de monde.

Alors, pour sauver l’un des siens, l’un des grognards de la République en Marche, suppléant du Député LREM Fabien MATRAS, accessoirement Directeur Général Des Services de notre ville, vrai numéro 2 de l’hôtel de ville, le Maire sortant veut garantir l’emploi de son ami Guillaume #Jublot pour 3 ans… En pensant que la manœuvre passerait inaperçue au milieu d’un ordre du jour sans grand intérêt !

Mon chien me fait observer à cet instant précis, que Monsieur #STRAMBIO n’est pas vraiment fier du soutien évident que lui apporte la République en Marche, puisqu’il n’affiche pas, ouvertement, cet ADN que le Député MATRAS en personne a décelé en lui… Visiblement, il a l’investiture honteuse, et une conception très personnelle du courage politique. Pour autant, les élus majoritaires vont-ils laisser passer ce dernier but marqué contre le camp des Dracénois ?

Si tel était le cas ce lundi, ce serait désespérant, ce que mon chien explique : recruter le DGS d’une ville est un acte essentiellement politique et, un choix personnel du Maire. Il s’agit en effet de confier à ce cadre supérieur l’organisation des services pour mener à bien la politique du futur nouveau Maire.

C’est lui qui va mettre en œuvre, dans le respect de ses engagements de campagne, les projets que les Dracénois auront choisis par leur vote. Ce Directeur Général des Services ne peut donc pas être n’importe qui. Il sera l’homme de confiance du nouveau Maire. C’est à lui et à lui seul qu’il appartiendra de le choisir. Le Maire sortant ne peut en aucun cas s’arroger le droit de faire ce choix à la place de son successeur, sauf s’il veut, par avance, compromettre sérieusement le futur.

Or, c’est bien ce que Monsieur #SRAMBIO veut faire :  n’importe quoi…

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’y a ni urgence ni utilité à ce vote scélérat : l’actuel DGS, est contractuellement en poste jusqu’au 30 mars 2020, soit une semaine après le second tour des élections municipales.

Il n’y a donc aucun obstacle à laisser le soin au nouveau Maire qui sera élu, après les votes des 15 (1er tour) et 22 mars (2ème tour) prochains, d’effectuer ce choix et de le faire valider par le nouveau conseil municipal.

C’est l’usage en pareil cas. Mais c’est surtout une exigence élémentaire de démocratie et le respect d’une morale politique minimum.

Et quand bien même le Maire sortant, qui essaie de faire croire à qui veut bien encore l’écouter qu’il sera réélu sans problème ou presque au 1er tour, serait-il aussi sûr de lui qu’il le prétend, il aurait tout loisir de reconduire Monsieur JUBLOT dans ses fonctions à ce moment-là.

En revanche s’il n’est pas réélu, ce que Mon Chien a flairé depuis 2 ans déjà, qu’elles seront les conséquences de ce mauvais coup ?

  • D’abord, pour le nouveau Maire, l’obligation de travailler avec un cadre essentiel de l’administration de la ville qui n’aura pas sa confiance et, pire encore, qui lui sera hostile.
  • Ensuite pour les Dracénois, de continuer à payer un DGS recruté au tarif d’une ville de plus de 40 000 habitants, ce que Draguignan n’est plus du fait de l’exode de plus de 700 habitants au cours du mandat STRAMBIO. Encore plus de gâchis !

En résumé, un cadeau empoisonné du Maire sortant à son successeur ! Une sorte de dernière vacherie. Pitoyable !

  • Enfin, comme le nouveau Maire n’aura d’autre choix que de se séparer de ce collaborateur imposé, son licenciement coutera une indemnité équivalente à 3 ans de salaires du contrat que #STRAMBIO veut reconduire soit, à 7 000 €/Mois environ, plus de 250 000 € ! Quel magnifique parachute doré préparé par Monsieur STRAMBIO et payé au final par les contribuables dracénois !

Quel scandale ! Comment le Maire ose-t-il proposer cette délibération au conseil municipal ?

Peut-on imaginer une seconde que ce conseil, toutes sensibilités confondues, prendra la responsabilité d’une telle indignité ?

Cette exigence se comprend d’autant plus que le DGS actuel ne correspond ni de près ni de loin au profil de celui qu’il faudra recruter pour réparer les dégâts causés par l’immobilisme de l’équipe sortante :

Le seul fait d’arme du soldat #Jublot aura été d’avoir brièvement servi comme chef de cabinet de l’éphémère secrétaire d’Etat du Grand Paris, Monsieur Christian BLANC, lequel a été limogé sous la Présidence Sarkozy pour une fumeuse affaire de cigares …  

Il s’en est suivi un contentieux qui a fait rire la France entière et qui reste dans les annales de la politique sous l’intitulé de « l’affaire des cigares du Pharaon ».

 Affaire des cigares : Christian Blanc règle ses comptes avec son ex-chef de cabinet

Selon les informations recueillies par mon chien, il n’avait aucune expérience de la fonction puisqu’il n’avait jamais mis les pieds dans une mairie avant d’arriver à Draguignan.

Il ne faut cependant pas oublier que ce Sarkosyste convaincu avait opportunément rejoint entre temps les cercles de la République en Marche, ce qui lui a permis de devenir suppléant du Député de ce groupe, Fabien MATRAS, en 2017 pour intégrer enfin la Mairie de Draguignan. Et pendant quelques semaines « l’assistant parlementaire » de son même député… Ceci expliquant cela …

Décidément il est urgent que de telles pratiques cessent.  Cette mandature nocive aura été un échec sur toute la ligne : reniements, mensonges, dépenses faramineuses telle le musée toujours pas fini avec 7 mois de retard, une bétonisation à outrance, un boulevard ni fait ni à faire, une place du marché scandaleusement coûteuse, un personnel municipal à bout, la charte Anticor jetée au feu, une opposition maltraitée, le projet Carnot Gare ressuscité puis de nouveau abandonné, des engagements de campagne pris en 2014 et, toujours pas réalisés en 2020, des errements de gestions sans précédent… Trop, c’est trop.

Mon Chien m’a confié enfin, qu’une bonne partie du personnel municipal concerné au premier chef, ne voyait pas cette délibération d’un bon œil et, voulait reprendre son destin en main. On le comprend et nous les engageons, comme tous les Dracénois, à se rendre en masse aux urnes pour mettre fin à tant d’impérities.

Quant à Monsieur JUBLOT, nul doute qu’il retrouvera un point de chute … ailleurs.