Mon chien m’a dit : « le maire dispose-t-il encore d’une majorité ? »

Episode 22… la saga continue…

Mon chien adore utiliser les mots à la mode. Inquiet de voir le maire de Draguignan, qui s’était pourtant déclaré candidat à sa succession dès janvier 2017, retarder indéfiniment le lancement effectif de sa campagne, mon chien m’a dit : « il procrastine ! »

En termes plus simples, Richard Strambio remet systématiquement à demain ce qu’il n’a pas fait la veille. Cette curieuse conduite des affaires municipales est même le marqueur de ce « mandat pour rien » que nous venons de subir : de 2014 à 2017, le maire sortant n’a pour ainsi dire rien fait. Rien fait, en tous cas, de ce qu’il avait promis à ses électeurs.

Début 2017, conscient que cet immobilisme ne pourrait pas durer éternellement, il a tenté de faire le contraire de ce à quoi il s’était engagé. Et, il n’en a même pas été capable !

Alors, sur la dernière ligne droite, il fait un peu n’importe quoi…

Si mon chien devait illustrer la « Strambio Touch », il chatouillerait certainement les fameux « grelots du Dragon » : un idée de potache, parfaitement saugrenue, sortie d’on ne sait où et relayée, un temps, par une Cour de flatteurs. Puis, tombée aussi vite dans l’oubli.

Pendant que l’équipe Strambio phosphorait sur ces gamineries, la ville devenait peu à peu ce qu’elle est : un symbole de l’incurie ! Et ça, ce n’est pas drôle du tout…

A cinq mois de la fin (enfin) de ce mandat désastreux, voilà que les signes de la déliquescence se multiplient au sein même du conseil municipal.

Le danger pour le maire ne vient pas de cette opposition sans courage, aux abonnés absents depuis 2014, qui a laissé faire tout et n’importe quoi par ses votes approbateurs ou ses abstentions de circonstance. La menace vient des élus de la majorité elle-même qui désertent, de plus en plus, leur strapontin !

Et paf ! Ce lundi 21 octobre, c’est la boulette.

Alors que 29 conseillers municipaux émargent sous l’étiquette galvaudée « Draguignan au cœur », seuls 17 étaient présents ce soir là juste avant 18 heures… Sous l’œil et l’objectif du journaliste de Var Matin qui ne pouvait pas laisser passer : « Des chaises vides, beaucoup. Des débats, très peu. ». Bonjour l’ambiance… Un dix-huitième élu de la majorité va arriver, in extremis et visiblement à la bourre, pour sauver les meubles. Le quorum a bien failli ne pas être atteint, ce qui aurait interdit au conseil municipal de se tenir.

Comment peut-on accepter tant de désinvolture de la part des élus de la majorité à moins de cinq mois des élections municipales ?

Il est évident que, devant ce spectacle désolant à l’image de tout son mandat, le maire n’est pas très pressé d’entrer en campagne !

Sans doute s’interroge-t-il pour savoir avec quelle équipe il va repartir, s’il repart… :

  • Les mêmes, qui font l’école buissonnière ?
  • D’autres ? Ce serait l’aveu que l’équipe en place n’est pas ce qu’elle aurait dû être et qu’elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire.
Article du 26 janvier 2017… prémonitoire !

La quadrature du cercle en quelques sortes.

L’urgence est telle que la « plume » de Var Matin, Pierre-Johann himself, s’est fendu d’un article prémonitoire qui sonne le tocsin… avant de sonner le glas. Le sapin n’est pas loin !

La situation est d’autant plus grave que cette défaillance n’est pas la première : depuis plus d’un an cette fragilité majoritaire est récurrente.

Pire encore, elle est notoire.

Cela va des adjoints, dont certains sont devenus invisibles, aux conseillers délégués devenus inaudibles, et maintenant aux simples conseillers municipaux sans délégation… devenus transparents. Le mauvais exemple vient d’en haut… Le découragement atteint la base. Ça sent fort la fin de règne !

Mon chien me rassure toutefois : les indemnités continuent d’être versées coute que coute. Et d’ajouter que, selon ses informations, seuls les conseillers de la majorité « Draguignan au cœur » sont indemnisés pour leur « travail »… Ce qui rend d’autant plus méritoire l’opiniâtreté de l’opposition à faire en sorte que même en l’absence de la plupart des élus de la majorité les conseils municipaux puissent se tenir.

Car c’est la triste réalité de notre conseil municipal.

A plusieurs reprises cette année, c’est l’opposition qui a servi de supplétif à une majorité en lambeaux.

D’autant plus incompréhensible, que cette opposition ne discute rien, ne conteste rien et vote sans états d’âme tout ce que la majorité clairsemée lui présente.

Le maire n’aspirerait-il plus confiance dans ses propres rangs ?

L’esprit de « Draguignan au cœur » s’est bien évaporé en tous cas !

Ce 21 octobre, seuls 2 conseillers d’opposition ont fait le choix de ne plus aider cette majorité aux abois et son maire donneur de leçons.

Les autres sont restés sagement assis, spectateurs impuissants d’un conseil municipal sans enjeu ni saveur.

C’est en cela, uniquement, que cette séance restera dans les annales : une pseudo majorité qui déserte les bancs du conseil et une opposition amorphe qui fait tapisserie.

Mon chien qui a l’ouïe fine, a entendu Alain Macke, l’un des deux seuls conseillers d’opposition qui a fait le choix de partir, suggérer à Jean Daniel #Santoni (leader par défaut du groupe OAT) d’en faire de même. Il n’en a pas eu l’audace… faute de « consignes » ! Comprenne qui pourra. Fermez le ban.

Inquiétant en tous cas pour celui qui s’engage sur une autre liste (celle de Miglioli) dans la campagne municipale de 2020. D’où viendront les consignes ?

Cet épisode illustre une fois de plus un mode de fonctionnement erratique qui discrédite, à juste titre, la politique en général et ses acteurs en particulier.

Il est grand temps que ça change, POUR DE VRAI.

Et non par un simple jeu de chaises musicales où les mêmes postérieurs viendront se reposer sur les mêmes fauteuils et, où seules les casquettes auront changé de tête.

Face à ça, le maire s’est senti obligé de jouer le pompier en plein conseil municipal. Ironie du sort pour celui qui était « planté à Paris » quand un incendie, un vrai, enflammait le ciel du quartier Chabran.

Il cherche de bonnes raisons à l’absence de chacun… il ne convainc personne.

Parions qu’il va les gronder… et gageons qu’ils seront un peu plus nombreux la prochaine fois.

Mais le palmarès des absences chroniques est déjà écrit depuis trop longtemps : les électeurs, eux, ne prendront plus les vessies pour des lanternes.

Sans doute nous expliquera t il un jour, contre toute logique, que si son équipe ne s’est pas encore lancée dans la campagne électorale, c’est parce qu’elle travaille d’arrache-pied. Le conseil municipal de 21 octobre en est la preuve… contraire.

Alors, le maire fait un retour vers les fondamentaux de son action : les M… de chiens !

Le mien en a chaud au cœur : il se souvient des tous premiers numéros de « Mon chien m’a dit », où il prenait la parole pour défendre ses congénères accusés bien injustement de tous les maux (voir Mon chien m’a dit numéro 1 ). C’est Mme #ADOUX COPIN, adjointe « à la chose » qui reprend la baguette. Désespoir de cause ? Ou espérance de repartir du pied gauche sur l’une de ces maudites déjections ?

Parions que cette mise « En Marche », aussi tardive soit-elle, sera… glissante.

Et mon chien, à défaut de pouvoir savourer enfin la friandise promise par le maire, s’est contenté de me tourner le dos en secouant ses propres grelots tout en se demandant jusqu’à quand ce cirque va t’il durer ?!