74ème anniversaire de la libération de Draguignan : rendons hommage à nos libérateurs !

SOUVENONS NOUS !

Il y a 74 ans, le 16 août 1944, Draguignan se trouvait en état d’insurrection contre l’occupant allemand.

La veille, 500 000 soldats de la VIIème Armée Américaine et de la 1ère Armée Française, ont débarqué sur les plages varoises, du Dramont à Cavalaire.

Après de longs mois d’humiliations, notre Ville voit enfin se profiler la fin de son calvaire. Les unités alliées progressent rapidement vers l’intérieur des terres. La Libération tant attendue n’est plus qu’une question d’heures.

Aussi, dès l’aube du 16 août, les résistants dracénois sortent de l’ombre de la clandestinité et engagent le combat décisif  contre l’ennemi allemand.

Avec leurs faibles moyens mais avec un courage sans limite, ils se battent pour rendre enfin à leur Ville sa liberté, son honneur et sa dignité.

Ainsi, durant toute la journée, ils harcèlent les allemands, leur infligent de sérieuse pertes et les contraignent peu à peu à se replier sur leur quartier général de la Villa Gladys.

Mais les chefs, Julien Cazelles et le Capitaine Denis Fontès, savent que face à la puissance allemande et une fois l’effet de surprise passé, leurs faibles effectifs, leurs armes vétustes, leur peu de munitions, ne leur permettront pas de tenir ainsi la Ville très longtemps.

Seule une arrivée rapide des américains peut sauver Draguignan d’un bain de sang.

Dans l’après midi, une estafette, l’infirmière Hélène Vidal, parvient à alerter les américains, qui ont pris position à la Motte, sur la situation de Draguignan. Le 551ème bataillon parachutiste se met alors en mouvement et aux alentours de 22h00, et opère sa jonction avec les Résistants.

Le lendemain, les Officiers américains et les Chefs de la Résistance dracénoise reçoivent ensembles, à la villa Gladys, la reddition du général allemand Neuling.

Au travers de la commémoration de ces évènements historiques qui parlent à notre mémoire de dracénois, le souvenir de la Libération de Draguignan, s’inscrit aussi dans celui de l’Histoire tragique de la Seconde Guerre Mondiale ainsi que dans l’extraordinaire destin de la France durant ces 5 années.

Que de chemin parcouru en effet entre le sombre printemps 1940, et le glorieux été 1944.

La flamme de la Résistance française, si fragile au mois de Juin 1940 lorsque le Général de Gaulle lançait son appel depuis Londres, s’était transformée en un feu purificateur consumant dans un juste combat l’infamie de la capitulation et celle, pire encore, de la collaboration.

Souvenons-nous de ces heures exaltantes et fébriles au cours desquelles notre ville, comme tant d’autres avant elle, connût en même temps que l’angoisse des combats, l’allégresse de la liberté retrouvée.

Rendons hommage à nos libérateurs ! Rendons hommage à nos résistants dracénois ! En se rendant maîtres de la ville, ils surprirent l’ennemi au point que, paralysé dans son quartier général, le Général NEULING ne prit jamais les décisions stratégiques qui auraient pu contrer les plans alliés, dans les premières heures du débarquement de Provence.

L’action de l’armée des ombres sur les arrières du front fût d’ailleurs essentielle partout en France. Elle obligea les allemands à distraire d’importantes unités des combats contre les armées alliées, pour les consacrer à la lutte contre les Forces Françaises de L’Intérieur.

Ainsi grâce au combat courageux, au sens du sacrifice, de ces milliers d’hommes et de femmes engagés dès 1940 dans les Forces Françaises Libres ou dans les réseaux clandestins, la flamme de la résistance française ne s’éteignit jamais.

Fragile et vacillante, elle ne cessa jamais d’étinceler dans la nuit et le brouillard nazis.

Son éclat nous guide encore aujourd’hui dans le combat que la Liberté doit continuer de livrer chaque jour dans le monde et à nos portes, contre la barbarie humaine et le nouveau fascisme du siècle le djihadisme islamique.

Bonne fête de la libération à tous.

 

Mathieu Werth