Mon chien m’a dit… (Épisode 2)

Conscient que depuis plus de trois ans il n’arrive à rien, le maire de Draguignan est prêt à tout.

Ainsi, comme me l’a fidèlement rapporté un vieux chien de nos amis, Monsieur Strambio a fait adopter au conseil municipal du 11 octobre une délibération l’autorisant à « confirmer son intention de céder » divers immeubles et terrains de la Commune à une société « Bureau d’étude PCA », en siège à Paris.

 

 

Il s’agit de la maison des sports et de la jeunesse, du parking souterrain de la Victoire, du tout nouveau parking Louis GO, de l’office du tourisme, du square Joseph Allet et de la gare routière.

Rien que ça !

Cet ensemble immobilier, au cœur de la ville, constitue exactement l’emprise de ce qui fut le projet « CARNOT GARE », soutenu par Monsieur Audibert-Troin au cours de la campagne des municipales 2014… et combattu férocement par Monsieur Strambio et toute son équipe de « Draguignan au cœur ».

Plus amusant encore, ce dernier se propose d’y faire exactement la même chose ou à peu près : 8 à 10 000 M2 de surface commerciale divisée en cellules plus ou moins grandes où s’installeront des enseignes nationales.

Le projet de notre actuel Maire, baptisé pour la circonstance « PROTOCOLE VICTOIRE » pour brouiller les pistes, n’est ni plus ni moins que ce CARNOT GARE que le même qualifiait de « funeste projet, pharaonique et couteux pour nos impôts ».

Pourtant, rien a changé à Draguignan entre mars 2014 et octobre 2017, sinon en pire et, l’état de la ville est toujours aussi préoccupant.

Rien n’a changé… sauf le diagnostic du Maire et son choix des remèdes à administrer à ses administrés !

Ce qu’il rejetait hier, devient son nouveau cheval de bataille.

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Il se trouve qu’un des conseillers municipaux de la majorité et, pas des moindres, s’est élevé à juste titre contre cette volte face qui fait perdre la face aux élus de « Draguignan au cœur ».img_4227

Avec gravité, il a parlé du nécessaire respect des électeurs.

 

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Il en a appelé à la sagesse du Conseil pour repousser cette délibération qu’il a qualifiée de prématurée et, à ouvrir une consultation préalable des Dracénois et pas a posteriori.

Il a douté de la légitimité de celui qui a critiqué durement le projet « CARNOT GARE » pour le mettre en œuvre à mi-mandat et en laisser la responsabilité, à l’horizon 2022, à son successeur.

Enfin, il a conclu que si le maire voulait faire ce projet à tout prix, il devait honnêtement remettre son mandat en jeu.

Notre ami canidé en était tout ému, tant ce discours lui a paru sincère et responsable.

Hélas ! Le vieux chien-loup qui avait pourtant conduit la meute pendant le temps de la campagne, n’a récolté que de la hargne et des morsures de ses congénères.

Monsieur le maire, faute de trouver le moindre argument crédible pour le démentir sur le fond, l’a traité de vieux chien galeux et de manche à balai !

Les injures, dit-on, ne diminuent que celui qui les profère, et ce fut le cas.

Franchement, à bien y regarder, le conseil municipal n’est pas fait que de perdreaux de l’année et le maire est bien loin d’être le plus jeune de la volière.

Drôle de meute que celle des humains. Elle exige des chiens toutes les qualités qu’elle n’a pas : la fidélité, le courage, la propreté.

Mais si l’en d’entre eux, fusse-t-il un vieux cabot, en appelle simplement à la morale, il se fait chasser.

Pourtant ce mercredi, le mâle alpha de la meute n’était pas le roquet qui aboyait le plus fort !

Je m’arrête là : je suis d’une humeur de dogue. Ouvre-moi la porte. Je vais  me soulager à la manière des humains : sans respect. img_4083

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Et je l’ai vu emprunter le chemin du futur CARNOT GARE …      (à suivre)